Deux ans après son début, les travaux du piétonnier du centre de Bruxelles ne sont pas encore terminés.

 À l’époque du début du piétonnier, nous avions déjà interrogé Mélanie Englebin, célèbre restauratrice du restaurant gastronomique du centre-ville Cécila, connue pour sa lutte contre le piétonnier.

 Où en est le piétonnier selon elle ?                                                                                                                                               

Dès le début du piétonnier, la Cheffe du Cécila dénonçait : « une mobilité bruxelloise et un piétonnier du centre très mal réalisé qui dissuade la clientèle de la périphérie de Bruxelles de venir dans le centre et lui faisait perdre une partie de ses clients ».

L’image du centre était, selon elle, « à refaire face à un climat composé d’incivilités, de malpropreté et d’insécurité, particulièrement suite à l’augmentation du niveau d’alerte et aux messages alarmistes relayés dans les médias ». 

Son avis n’a pas changé et elle précise même qu’elle n’a toujours rien contre le projet du piétonnier, mais contre la réalisation en elle – même.

La Cheffe du Cécila rajoute qu’en plus de cela,  il reste toujours beaucoup à faire dans la restauration avec des problématiques comme :

  • Les sites de commentaires qu’elle décrit comme « sans aucun vrai contrôle », qui « critiquent tout et n’importe quoi », ne permettant pas de droit de réponse et sont ouverts à tous les commentaires négatifs.

           

  • Le « SCE Module Data » « caisse noire » dont l’application pratique est floue et la sécurité juridique, très mal réalisée.

Un réaménagement qui se fait attendre ?

En conclusion, deux ans après ses débuts, le piétonnier fait toujours grise mine avec un véritable réaménagement qui n’a toujours pas commencé.

Point positif ; le permis d’urbanisme a été octroyé et le projet est clairement défini : une Place De Brouckère recouverte de pierre bleue et un Boulevard Anspach bordé d’arbre.

Néanmoins un agenda précis n’a toujours pas été communiqué et la 2e phase des travaux qui concernent la Bourse en elle – même, nécessitera un permis spécial qu’il reste encore à délivrer. 

Le restaurant Cécila fermera ses portes le 26 août. Sa Cheffe cherche un nouvel emplacement afin d’y installer son  nouveau restaurant.

 

CT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette année, le service de formation PME lance un nouveau projet en collaboration avec l’efp, le centre de formation en alternance bruxellois. Il s’agit du projet « Essais Métiers en Entreprise ».

  • Concrètement, de quoi s’agit-il ?

Les essais métiers sont un outil d’orientation permettant aux jeunes de réaliser un stage en entreprise durant une période définie, relativement courte. Les jeunes qui hésitent encore sur leur choix professionnel pourront ainsi le confirmer avant de s’inscrire en formation en alternance.

  • Pour quel public ?
  • Tout jeune de 15 à 23 ans.
  • Uniquement pour les jeunes qui ont encore des doutes sur leur orientation professionnelle.

 

  • Quelles sont les modalités liées à ce stage ?
  • Type de stage: Stage d’observation (en « bon père de famille ») non rémunéré.
  • Durée: 3 (min) à 5 jours (max).
  • Stage ne pouvant excéder 8 heures par jour et 38 heures par semaine.

 

  • Vos avantages ?
  • Le SFPME a souscrit une assurance responsabilité civile et accidents corporels. Pour cela, vous devrez signer une convention d’observation avec le candidat.
  • L’occasion de transmettre votre passion.
  • Faire connaitre votre entreprise.

 

  • Votre engagement ?
  • Laisser le jeune observer le fonctionnement de l’entreprise et l’informer des réalités professionnelles de votre secteur afin qu’il puisse faire un choix d’orientation.
  • Prendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et la santé du jeune dans votre entreprise.

Vous avez envie de transmettre votre passion pour votre métier à des futurs apprentis ? Vous souhaitez aider des jeunes à prendre goût pour un métier ? Vous voulez leur offrir l’occasion de confirmer leur orientation professionnelle ?

Si vous souhaitez prendre contact ou si vous avez des questions :

Laura SELEN

[email protected]

0490/49.40.37

 

 

 

« La possibilité de rebondir » :  le Ministre de la Justice Geens mise sur une seconde chance en cas d’insolvabilité. L’entrepreneur qui fait l’objet d’une procédure de faillite pourra démarrer une nouvelle entreprise sans attendre la fin du déroulement de la faillite en cours.

La réforme des codes progresse à grands pas. Aujourd’hui, la séance plénière de la Chambre des Représentants examine le projet de loi relatif à l’insolvabilité.

Selon les chiffres de Graydon, 5.731 entreprises ont fait faillite au cours du premier semestre de cette année. Il s’agit aussi bien d’entreprises de la construction ou du secteur horeca que de bureaux publicitaires, etc. On observe une augmentation chez les entreprises plus anciennes. Parfois, elles se préparent mal en fonction de l’avenir ou d’une absorption. Il est dès lors particulièrement regrettable qu’elles doivent cesser leurs activités. Cette année, 10.976 ont été ainsi perdues pour cause de faillite.

De nos jours, celui dont l’entreprise connaît des difficultés doit recourir à des procédures régies par différentes lois. En créant une seule loi, le Ministre de la Justice mise sur l’augmentation des chances de survie pour toutes les  entreprises en difficulté et veut continuer à stimuler la volonté d’entreprendre pour les personnes qui ont déjà connu une faillite.

Les grandes lignes du projet de loi ?

  1. Les professions libérales pourront également bénéficier d’une procédure d’insolvabilité

Les titulaires de professions libérales ont droit eux aussi, à l’instar de tous les autres entrepreneurs, à disposer d’instruments adaptés pour l’éventualité où ils connaîtraient des difficultés financières. Le droit de l’insolvabilité doit plus que jamais être pour eux également un filet de sécurité, une bouée de sauvetage pour le cas où leur activité ne se déroule pas comme ils l’espéraient. Tout comme les autres entrepreneurs, les titulaires de professions libérales pourront adapter, faire protéger ou faire cesser leur entreprise ou structure de coopération de manière ordonnée et dans le respect de la spécificité de la profession libérale. Ainsi, à l’avenir, pourront faire faillite non seulement les commerçants mais également les professions libérales, les entités agricoles, les asbl et toutes les personnes physiques qui exercent une activité indépendante.

  1. Miser sur une seconde chance

Les entrepreneurs prennent des risques. Une faillite n’est pas forcément synonyme de mauvaise gestion. C’est ce qui explique que l’entrepreneur ne peut pas être stigmatisé. Au contraire,  afin de continuer à encourager l’esprit d’entreprendre et de miser sur la seconde chance, l’entrepreneur qui fait l’objet d’une procédure de faillite pourra démarrer une nouvelle entreprise. Il ne devra plus attendre la fin du déroulement de la faillite en cours. Les dettes que des personnes physiques ne sont pas en mesure de rembourser pourront être effacées dans le cadre de cette procédure de faillite, à condition d’obtenir l’accord du juge.

  1. Stimuler l’accord amiable

A l’heure actuelle, l’accord amiable manque d’attrait parce que les paiements effectués dans le cadre d’un tel accord passé entre le débiteur et le créancier peuvent faire l’objet d’une récupération par la suite en cas d’éventuelle faillite. Ou encore, le débiteur ne respecte tout simplement pas l’accord et le créancier n’a aucune possibilité d’en contraindre l’exécution.

Cette situation est source de bien d’insécurité pour le créancier et fait que cette solution est rarement pratiquée. L’accord amiable rénové donnera au créancier l’assurance qu’il pourra conserver les paiements qu’il reçoit. En outre, l’accord pourra être rendu exécutoire, ce qui signifie que, si le débiteur ne le respecte pas, le créancier pourra en demander l’exécution forcée au tribunal. Une autre nouveauté est que le débiteur qui connaît des difficultés mais n’est pas en mesure d’élaborer une solution lui-même pourra faire appel à un médiateur d’entreprise pour se faire assister dans l’élaboration d’un accord avec ses créanciers. Ces mesures permettront à l’entrepreneur en difficulté d’intervenir très rapidement sur sa situation et d’entamer une nouvelle activité moyennant de très faibles coûts.

  1. Registre central de la solvabilité

Il ne sera plus nécessaire de se rendre au greffe du tribunal de commerce pour déposer un dossier de faillite. Les tribunaux de commerce, les greffiers, les juges en matière commerciale et les curateurs sont demandeurs depuis des années d’une procédure informatisée pour les faillites. Une telle procédure est importante pour tous les créanciers potentiels, comme des banques, des travailleurs, des fournisseurs, bref pour quiconque doit recevoir de l’argent de la part d’une entreprise. Elle l’est également pour les curateurs (avocats) et les greffes des tribunaux parce qu’elle leur évite de brasser inutilement des masses de papiers. La procédure de faillite gagnera ainsi en efficience.

Le Ministre de la Justice, Koen Geens : « Entreprendre est une activité qui peut présenter de grands risques. Nous devons mettre en place des règles claires et simples pour donner des chances optimales de réussir aux entreprises. Même si certains entrepreneurs se trouvent en difficulté, il importe que nous leur donnions la possibilité de rebondir. S’ils n’y parviennent pas malgré cela, nous devons les aider à mettre un terme à leur entreprise de la meilleure manière possible. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Afin de tenir les hébergements touristiques parfaitement au courant de la législation, la Fédération Horeca Bruxelles a organisé une séance d’information concernant les autorisations et l’exploitation commerciale d’un hébergement touristique à Bruxelles-Ville.

Au programme : les affectations urbanistiques, les autorisations, les risques de sanctions et les taxes qui concernent les hébergements touristiques.

Vers une meilleure gestion ?

Marc Van Muylders, Président de la Section Hébergement Touristique de la Fédération Ho.Re.Ca Bruxelles a ainsi expliqué la problématique d’une offre en hébergement touristique non contrôlée.

En effet, il est plus avantageux pour un propriétaire bruxellois de transformer ses appartements en appart ou flat hôtel, avec à la clé une multiplication incontrôlée des logements reconvertis en appart- hotels et des services responsables de leur régulation qui sont totalement dépassés.  

Dans le même temps, où la Ville de Bruxelles, représentée par Geoffroy Coomans de Brachène, l’Echevin de l’Urbanisme de Bruxelles-Ville présent, lors de cette conférence,  a  un besoin grandissant de logement pour accueillir ses nouveaux habitants.

Si cette problématique n’est pas résolue, le danger est grand de voir apparaître une multiplication incontrôlée des logements reconvertis, sans mises aux normes. L’ensemble en concurrence déloyale avec les autres hébergements touristiques.

Le risque serait alors de voir Bruxelles se transformer en ville dortoir pour les touristes. En un mot : une offre de logement touristique chaotique et une ville morte, peuplée par les touristes.

Barcelone : un avertissement ?

À ce propos, l’exemple de Barcelone, ville de 1,6 million d’habitants recevant 9 millions  de touriste en 2016, est significatif.  

En moins de 20 ans, cette ville s’est en effet transformée en une cité dans laquelle l’offre  des logements touristiques a atteint 50% de l'ensemble du parc immobilier, les petits magasins mettent la clé sous la porte et les habitants quittent les quartiers emblématiques de la ville du fait de l'explosion des loyers.

Le service juridique de la Fédération Horeca Bruxelles, en la personne  de Me Philippe Simonart a pour sa part, abordé la partie purement juridique : les autorisations, les risques de sanctions et les taxes qui concernent les hébergements touristiques.

Pour rappel, fidèle à sa mission de soutien et de défense du secteur Horeca, la Fédération Horeca Bruxelles aide depuis longtemps les hébergements touristiques à se mettre en ordre avec la législation bruxelloise.

 

CT