• Joana Leal
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Et quoi encore ?

Les statistiques le prouvent, l’Horeca subit une importante crise. De grandes maisons anciennes mettent la « clé sous le paillasson » ou déposent leur bilan.

Malgré cela, nos établissements continuent à offrir l’accueil, à des heures où les autres se reposent, le service, le pain et le beurre et fréquemment quelques amuse-gueules, l’apéritif ou le pousse-café.

C’est leur propre responsabilité et c’est le «marketing» laissé à l’appréciation de chaque entrepreneur ou commerçant.

Les salaires dans l’Horeca sont payés sur base d’un salaire fixe ou d’un pourcentage sur le chiffre d’affaires. Les « offerts » influencent directement le salaire du personnel payé au «pourcentage de service».

La Fédération Horeca-Bruxelles, représentant un secteur primordial de l’économie de notre région, qui engage contrairement à d’autres secteurs, et qui ne délocalise pas malgré ses difficultés, ne peut comprendre que le législateur impose à l’un de ses entrepreneurs-commerçants de se mêler de son marketing et de l’obliger à offrir un article ou un autre.

Aujourd’hui de l’eau, et pourquoi pas demain, la bière, le vin ou le dessert. Nos professionnels bruxellois de souche vont dire avec l’accent « c’est quoi encore ce bazar » et cela, tout le monde le comprendra.

Pour la Fédération Horeca c’est NON.

Offrir l’eau, c’est diminuer le salaire des nos collaborateurs. Il n’en est pas question.

Si certains offrent du pain, du beurre, l’apéro ou le pousse-café, c’est leur choix et leur marketing. Ils gèrent leur commerce comme ils l’entendent. Ce n’est pas au « pouvoir public » de déterminer la politique marketing d’un entrepreneur.

L’Horeca montre l’exemple dans beaucoup de domaines. Par exemple : les eaux, les bières et les softs rentrent dans les établissements dans des conditionnements en verre qui sont repris par le fournisseur et remis dans le circuit. Les vins sont apportés également dans des bouteilles en verre qui seront recyclées. C’est une participation importante à l’écologie.

L’Horeca n’a donc pas de leçons à recevoir concernant l’important problème des déchets plastiques. Ce n’est pas le cas dans les grandes surfaces avec leurs conditionnements plastiques par exemple.

De plus, et pour terminer. Les commandes d’eaux représentent un montant énorme et font vivre les sociétés productrices. L’eau représente entre 5 et 7,5 % du chiffre d’affaires d’un restaurant.

C’est aussi une part importante de l’économie belge qui est en cause.

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