Fédération Horeca

L’Horeca : « facile à dire, mais difficile à faire ! »

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ÉDITO janvier 2020

Adieu année 2019 – vive l’année 2020.

Il est, sans doute, trop tôt pour tirer un bilan de l’année qui vient de s’écouler.

De plus, un bilan n’est jamais facile à tirer parce qu’un secteur comme l’Horeca ne se limite pas qu’à des chiffres.

L’Horeca est et reste un énorme secteur très particulier.

L’Horeca se compose des hôtels – grands, petits ou moyens – de l’hébergement touristique, des restaurants – grands ou petits ou moyens, des chaînes de restauration rapide, des cafés, des établissements de nuit. Chacun de ces groupes est composé d’une multitude de sous-secteurs.

L’Horeca, dans cette grande complexité, nous accueille dans toutes les régions, celles-ci se décomposent également en de nombreuses villes, villages et lieux touristiques ou culturels.

Chacune de ces différentes entités bénéficie ou est victime de nombreux critères.

Si le beau temps est vital au littoral ou au sud du pays, les grandes villes se trouvent désertées durant ces mêmes périodes et vice et versa. Dans ces conditions, comment prévoir quand sortir les terrasses et engager des extras ?

Il n’en est pas de même dans la métallurgie, l’industrie chimique, la construction automobile, les communications, l’informatique, etc. Nos décideurs politiques en sont-ils conscients ?

Les grandes villes ont profité des animations programmées par les pouvoirs publics, par les organisations privées à vocations commerciales ou sportives.

Tout cela est bénéfique à notre secteur certes, mais ne suffit pas à « faire bouillir la marmite » tout au long de l’année.

• Les « charges » de l’entreprise font fi des saisons, des événements, du climat, des grèves ou des manifestations organisées en Belgique ou même à l’étranger. Les longues grèves françaises, qui ne sont pas terminées, ont perturbé l’approvisionnement de nos hôtels et restaurants durant les dernières semaines.

• Les collaborateurs attendent leur rentrée chaque mois. Les factures rentrent chaque jour et doivent être honorées coûte que coûte.

L’Horeca souffre.

L’année a été difficile pour nombreux d’entre nous. Les années précédentes ont dû être » digérées ».

• L’interdiction de la possibilité de fumer dans nos établissements a « coûté » cher à nos entreprises.

• Fini le cigare/cognac après le repas. Cela et les nombreux contrôles routiers ont pratiquement supprimé la vente d’alcools forts dans les restaurants. Une partie importante de la recette a fondu comme « neige au soleil ».

• Certains ont investi dans des fumoirs, respectant ainsi la difficile législation, mais ils se verront bientôt totalement interdits.

• C’est encore un coup dur, pour certains d’entre nous, qui ont consenti à ces gros investissements.

• La récente interdiction de fumer en terrasse, appliquée déjà par certaines communes, occasionnera encore un énorme problème financier pour nos entreprises. Les terrasses représentant plus de 30% du chiffre d’affaires dans certains établissements.

• La « Black Box » a modifié la gestion de nombreuses sociétés. L’adaptation n’a pas toujours été simple. Il a fallu investir dans du matériel et dans des heures de travail.

L’année 2020 sera ce que nous en ferons ?

C’est facile à dire, mais pas facile à faire.

Nous dépendons de trop d’éléments extérieurs à notre volonté.

Il suffit que le vent souffle ou ne souffle pas au bout du Monde pour que notre clientèle réagisse favorablement ou défavorablement.

Notre planète est devenue une seule entité et nous sommes un petit pays au milieu de tout cela.

Les grèves en France influencent le prix de nos matières premières.

La grêle où les pluies, le froid ou le chaud se répercutent immédiatement sur nos achats de produits frais ou de vins et influence ainsi sur notre bilan sans aucune responsabilité de notre part.

Tout événement politique important venant d’ailleurs fait augmenter le prix de nos charges d’énergie.

Les importants problèmes d’« immobilité ou de sécurité dans nos villes » ont une répercussion immédiate sur la fréquentation de nos établissements. Un acte terroriste à Londres se paie « cash » à Anvers, Liège ou Bruxelles.

L’Horeca n’est pas un métier, c’est une vocation.

L’ Horeca ce sont des Femmes et des Hommes qui consacrent leur vie au plaisir de leurs concitoyens.

L’Horeca ce sont les lumières et la sécurité de la Ville.

Merci à tous de ne pas l’oublier.
L’Horeca vous souhaite une belle année 2020 de bonheur, de santé et de paix.

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