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Edito : “Laisser mourir un tel secteur n’est pas possible”.

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L’Horeca c’est la Vie.

La vie sociale, la vie de la Cité, l’accueil, l’hospitalité, la rencontre, la fête…

Au mois de mars 2020, la Vie s’est arrêtée avec les conséquences humaines gigantesques que l’on connaît.

Le monde de l’Horeca s’est écroulé.

Nous avons mis nos collaborateurs, avec une immense tristesse, au chômage économique.

L’Horeca c’est l’Accueil, la Gastronomie, la Joie de vivre, le Tourisme.

L’Horeca c’est aussi les Lumières de nos villes en soirée, nos bars, nos festivals, la Vie avant et après les spectacles ou les cinémas et le monde de la nuit.

Nos touristes se déplacent, bien sûr, pour nos musées et nos monuments, mais que sont ces attractions sans l’Horeca, sans nos baraques à Frites, nos restaurants, nos maisons de bouche, nos bars, nos cafeterias, nos cantines, nos fast-foods ?

Laisser mourir un tel secteur n’est pas possible.

Autant fermer nos musées et détruire nos monuments.

Nous devons donc prendre notre courage à deux mains, ce que nous faisons d’ailleurs chaque jour de l’année.

Notre but c’est la Vie.

Nous savons que notre secteur n’est pas très porteur de bénéfice. Le  pourcentage de bénéfices dans nos entreprises est trois fois inférieur au bénéfice moyen de toutes les autres professions. Mais notre secteur n’est pas un business c’est une passion.

Nous sommes des « amuseurs et des soigneurs ». En effet nous « soignons « tout le monde, de l’homme d’affaires dans nos grands hôtels et nos restaurants de luxe aux jeunes qui ont besoin de se distraire dans nos bars et discothèques ou à l’ancien « solitaire » dans nos cafés de ville ou de village ou les touristes dans tous nos établissements de nos sites touristiques.

L’Horeca c’est la Vie et sans l’Horeca c’est la mort et la déprime. 

Nous devons profiter de cette horrible crise pour nous en apercevoir !

Nous sommes des artistes au grand cœur mais nous devons aussi être des gestionnaires efficaces, car nous sommes responsables des centaines de milliers de collaborateurs qui vivent « l’aventure avec nous ».

Nous nous en sommes toujours « sortis » « seuls », mais cette fois nous allons devons faire appel à la solidarité de chacun. « The Show must go on » certes, mais le clown est triste et désargenté. Tous nous devons participer à la relance du spectacle de la Vie.

Nous devons tous nous « retrousser les manches », faire des économies, reconstruire.

Nos organismes de promotion doivent, à l’instar du secteur dont ils font la promotion se remettre en question.

Il y aura un avant et un après Covid 19.

La crise touche le monde entier. Notre mode de vie va changer. Nos habitudes d’avant vont disparaître, il en est de notre survie.

Nos moyens de déplacement touristiques doivent évoluer – nos compagnies aériennes se posent des questions et envisagent de revendre leurs « gros porteurs » destinés dorénavant au transport du fret. Le tourisme de masse voit la fin de son développement anarchique.

L’Horeca aussi doit aussi se recréer.

L’hébergement touristique doit se remettre en cause et sans doute pour une longue durée.

L’Horeca, ce sont les hôtels, les restaurants, les cafés, les traiteurs et entreprises assimilés. L’horeca ce ne sont pas des maisons privées , dont certains veulent en faire un business, mises à disposition de touristes « sacs à dos ».

De nombreuses de nos maisons vont devoir « mettre la clef sous le paillasson ». Le malheur des uns va, sans doute, faire le bonheur des autres. C’est la dure loi de la Nature.

Nous nous savions un peu trop nombreux et cette abominable et implacable crise va rendre « l’offre » plus sélective, mais, triste consolation, aussi plus rentable pour les « survivants ». La qualité plutôt que la quantité ? par forcément.

La restauration, ce ne sont pas les habitudes venues des grandes métropoles américaines.

L’Horeca ce sont nos petits restaurants anonymes, mais aussi nos grandes maisons de haute gastronomie en passant par une multitude d’endroits extraordinaires où nous fêterons à nouveau les petits et grands événements de nos vies.

Tous ensemble, entrepreneurs, artisans gestionnaires, entreprises de promotion nous allons souffrir pour pouvoir offrir, à nouveau, au Monde le visage accueillant de notre ancien « petit pays de cocagne » dont l’Horeca était et sera toujours l’image retenue.

Philippe Trine.

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