02092020 WVV GENK BELGIE Algemene Vergadering Horeca Vlaanderen
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Ludo Geurden : “Le plan de relance pour 2022 est la priorité numéro un”.

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Interview de Ludo Geurden

Ludo Geurden, 62 ans, est devenu l’année dernière le président d’Horeca Vlaanderen. Il aime faire son travail à partir de son “instinct” et de ses 40 ans d’expérience internationale.

Comment êtes-vous devenu président d’Horeca Vlaanderen et à quoi ressemble l’équipe ?

J’ai d’abord fait l’école hôtelière, puis l’école supérieure de gestion hôtelière à Bruxelles. Après cela, j’ai eu des fonctions commerciales dans deux brasseries et je suis resté dans le secteur hôtelier international pendant 15 ans. Ensuite, j’ai eu mon propre hôtel-restaurant pendant 15 ans. Il y a un an, je suis devenu le président d’Horeca Vlaanderen et j’ai récemment vendu mon entreprise. L’organisation d’Horeca Vlaanderen est légèrement différente de celle de Bruxelles, car nous sommes également plus grands. Nous avons plus de 8 000 membres et nous voulons passer à 10 000 dans les prochaines années. Par province, il y a un président et un conseil d’administration. De plus, nous avons des réunions régulières, des conférenciers invités et des comités sectoriels qui se réunissent…

Est-il important que vous ayez une expérience dans le secteur de l’hôtellerie pour cet emploi ?

Le fait que j’aie de l’expérience dans ce domaine est un avantage certain. Par exemple, je peux parler d’expérience pour le conseil d’administration et le bureau exécutif. Il faut pouvoir prouver quelque part que l’on a été actif dans le secteur pour avoir son mot à dire et obtenir la confiance à un niveau supérieur. Il est également important de s’entourer de personnes ayant de l’expérience au sein du Bureau exécutif.

Que pensez-vous d’une Fédération Horeca Belgique ?

Pour l’instant, il existe en effet trois fédérations différentes : celle de Bruxelles, celle de la Wallonie et celle de la Flandre. Cependant, nous avons souvent obtenu des mesures de soutien ensemble. Seul le Covid Safe Ticket constitue désormais une exception, car il n’est obligatoire qu’à Bruxelles. Depuis lors, nous travaillons aussi beaucoup plus ensemble ; nous nous réunissons ensemble, nous faisons des propositions ensemble… Une Fédération générale de l’Hôtellerie et de la Restauration en Belgique est prévue pour les deux ou trois prochaines années, mais ce n’est pas une priorité.

Quelles sont donc les priorités ?

Le plan de relance pour 2022 est la priorité numéro un. Nous voulons savoir ce que nous pouvons encore obtenir pour le secteur. Nous sommes assez bien structurés, donc nous pouvons aussi lancer des propositions avec beaucoup de chiffres. Nous faisons des simulations pour appuyer nos demandes, par exemple, une réduction de la TVA. Sans chiffres, nous ne ferons aucune proposition. Nous effectuons donc de nombreuses recherches et faisons des propositions fondées au gouvernement pour le plan de reconstitution.

Que pensez-vous des différentes mesures en vigueur en Belgique ?

Il s’agit d’un sujet difficile. La Belgique compte quatre gouvernements et sept partis qui doivent prendre des décisions ensemble. En Flandre, nous avons maintenant le taux de vaccination le plus élevé, donc je pense qu’il est normal que nous puissions prendre d’autres mesures. Si Bruxelles augmente le taux de vaccination, ils pourront également en bénéficier.

Comment voyez-vous l’avenir du secteur de la restauration en Belgique ?

Je pense que, malheureusement, il y aura quelques faillites dans les prochains mois. Le manque de personnel est un gros problème aujourd’hui. Tous les secteurs sont à la recherche d’employés, car beaucoup de personnes ont quitté le secteur de l’hôtellerie. Afin d’attirer le personnel, nous essayons maintenant de rendre ce secteur plus attrayant et plus sexy. Nous devons rendre les entreprises plus rentables par une meilleure gestion et une éventuelle augmentation des prix. Le secteur de l’accueil doit devenir plus professionnel et durable. Ce n’est pas facile et il n’y a pas de solution toute faite.

Une journée dans la vie de Ludo, à quoi cela ressemble-t-il et aimez-vous toujours vous lever pour votre travail ?

C’est un peu plus calme maintenant qu’il y a six mois, lorsque j’avais encore mon entreprise. Mon jour de congé était alors le jour de toutes les réunions. Maintenant je peux faire un peu de planification. Je vais souvent à Bruxelles, Anvers, Malines… et je fais beaucoup de choses à l’instinct. Les agendas sont pleins. Vous devez aimer ce travail, sinon le stress vous tuera. Je trouve cela agréable, un beau défi, et ceux qui m’entourent, tant sur le plan privé que professionnel, pensent la même chose.

Vanille Dujardin. 

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