Reprendre un établissement peut sembler plus rassurant que de créer son activité de zéro. Mais sans une préparation rigoureuse, la reprise peut rapidement se transformer en parcours semé d’embûches. Dettes cachées, prix surévalué, erreurs de montage : Reload Yourself, partenaire de Horeca Brussels, fait le point sur les réflexes indispensables pour sécuriser votre projet et maximiser vos chances de réussite.
Par Reload Yourself, partenaire de Horeca Brussels
Vous le savez, reprendre un établissement plutôt que créer son business de A à Z est très tentant. Il est vrai que cela présente de nombreux avantages : on dispose déjà d’un lieu, d’un nom, de clients, de fournisseurs, éventuellement d’une équipe, d’un certain chiffre d’affaires et d’une rentabilité dès le départ.
Pourtant, chez Reload Yourself, nous rencontrons souvent des entrepreneurs qui font face à des difficultés uniquement parce qu’ils ont réalisé une mauvaise reprise ou parce que celle-ci n’était pas suffisamment préparée.
Quel genre de mauvaises surprises ?
Voici quelques cas réels :
- On découvre a posteriori qu’il y a des dettes dans la société, alors que cela n’a jamais été évoqué lors des discussions avec le cédant.
- Les anciens gérants ont conservé une carte bancaire et prélèvent encore de l’argent sur le compte après la reprise.
- La facture TVA trimestrielle est due or on n’a pas laissé assez de cash dans la boîte pour la payer
- Une affaire qui tourne, mais qui a clairement été payée trop cher : elle ne dégage pas le cash suffisant pour rembourser la banque.
Un minimum de préparation est donc indispensable (même quand on connaît le secteur !) pour maximiser les chances de réussite d’une reprise. Voici les points impératifs qui sont pourtant trop souvent négligés lorsque l’on reprend une affaire, aveuglé par l’enthousiasme ou pressé par le temps.
Checklist
- Comprendre les motivations du cédant : pourquoi vend-il ?
- Visiter le quartier, analyser les concurrents et comprendre l’environnement commercial.
- Analyser les chiffres à froid, même en cas de coup de cœur : interroger la rentabilité réelle, vérifier si le gérant se rémunérait, si cette rémunération vous conviendrait, et s’il existe des dettes.
- Questionner le prix demandé : correspond-il réellement à la capacité de l’affaire à générer du cash ?
- S’interroger sur ses fonds propres et le financement : ce n’est pas parce qu’une banque est prête à prêter que l’opération est saine. La caution personnelle transfère le risque sur vous. Serez-vous réellement capable de rembourser ?
- Établir un plan financier solide, non pas uniquement pour obtenir un prêt, mais comme véritable outil de pilotage.
- Analyser le bail afin de connaître la durée de sécurité restante.
- Réaliser un audit social et fiscal : procédures en cours, litiges, contentieux, dettes cachées…
- Prendre le temps de négocier : valorisation avec un expert si nécessaire, challenge du prix, négociation du montage (fonds de commerce ou société, vendor loan, earn-out, accompagnement temporaire du cédant, etc.).
- Formaliser juridiquement la vente :
a. Signature d’une lettre d’intention (L.O.I.) avec période d’exclusivité, conditionnée à l’analyse complète du dossier.
b. Conclusion d’une convention de cession afin de sécuriser les engagements des deux parties et d’éviter toute mauvaise surprise.
Comment Reload Yourself peut vous aider à sécuriser votre reprise ?
Reload Yourself offre aux repreneurs d’affaires un accompagnement personnalisé du début jusqu’à la concrétisation de la reprise. Vous êtes entouré.e de personnes expertes qui vous challengent à chaque étape: diagnostic initial (avec avis sur le prix demandé), identification des risques, audit fiscal/social, rédaction des documents juridiques etc.
Vous évitez ainsi de devoir frapper au lendemain de votre reprise à la « deuxième porte » de Reload Yourself, celle dédiée aux entrepreneurs confrontés aux difficultés. Car Reload Yourself conseille également tous les entrepreneurs faisant face à des obstacles, quelle que soit la nature de leur problématique (financière, organisationnelle, humaine…) avec pour objectif d’éviter le scénario de la faillite et de relancer durablement l’activité.


