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Le gel temporaire des procédures de faillite est prolongé jusqu'au 17 juin. 

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  • Christopher Trine
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Le gel temporaire des procédures de faillite est prolongé jusqu’au 17 juin. 

COVID19 : le moratoire sur les faillites prolongé jusqu’au 17 juin.

-> destinés aux entreprises qui se trouvent en défaut de paiement et dont le crédit est ébranlé, suite à la crise du Coronavirus, d’être protégées contre les faillites forcées qui seraient prononcées par les Tribunaux de l’entreprise.

L’arrêté royal de pouvoirs spéciaux des Ministres des PME et des Indépendants Denis DUCARME, de l’Economie Nathalie MUYLLE et de la Justice Koen GEENS visant à geler temporairement les procédures de faillites qui seraient engendrées par la crise actuelle a été prolongé.

Le moratoire court désormais jusqu’au 17 juin.

Les conditions d’une faillite ?

Une entreprise, une PME, un indépendant, un titulaire de profession libérale qui se trouve en situation de cessation de paiement et dont le crédit est ébranlé (les banques n’accordant plus de crédit) tombe en faillite.

Cette mise en faillite peut avoir lieu à la demande d’un créancier, sur demande du parquet ou sur aveu de faillite de l’entreprise elle-même.

Un curateur est alors chargé de la gestion des biens du failli et de désintéresser les créanciers.

A la clôture de la faillite, le curateur procède à la liquidation de l’entreprise par réalisation des actifs et en récupérant ses créances.

Quelles sont les conditions ?

L’arrêté vise les entreprises durement impactées par la crise qui était pourtant en bonne santé jusqu’au 18 mars. Concrètement,

⦁ Ces entreprises sont protégées contre les saisies ;

⦁ Elles ne peuvent pas être déclarées en faillite à la demande de leurs créanciers (mais bien à la demande du ministère public, ou avec l’accord du débiteur lui-même) ;

⦁ les contrats en cours ne peuvent pas être résiliés pour cause de défaut de paiement ;

⦁ le débiteur n’est temporairement pas obligé de déposer une déclaration de faillite ;

⦁ le juge de l’entreprise décide si un débiteur peut bénéficier de cette suspension si ce dernier l’invoque à titre de défense.

Cette réforme ne vise pas les entreprises qui étaient déjà en situation de faillite. Les faillites frauduleuses continueront bien entendu d’être poursuivies par les parquets.

Pour rappel, la Belgique comptait 631.819 entreprises en 2017, employant 2.871.948 personnes. Le pays comptait également 1,1 millions d’indépendants parmi lesquels un tiers environ étaient des titulaires de professions libérales (avocats, vétérinaires, architectes, etc.).

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