Pas de pénibilité pour les indépendants dans le secteur Horeca ? De qui se moque-t-on ?

Published in Restaurants
Written by  2 mai 2018
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AFSCA, charges salariales et administratives lourdes, contrôle fiscal, gestion complexe, pension ridicule et secteur sous surveillance : la vie d'un indépendant dans le secteur Horeca bruxellois est devenue intenable !

Alors pas de pénibilité dans l'Horeca ?

À 23 ans, je sortais des études.

Comme il était encore de coutume à cette époque, j’épousai la belle brune dont j’étais tombé amoureux à l’université.

La vraie vie allait commencer, l’avenir était devant nous et dans cette belle époque qu’on appelait « les golden sixties », tout était possible.

Issus tous les deux d’une famille d’indépendant, nous étions décidés à poursuivre dans cette voie.

Il nous fallait trouver un projet.

Le plus beau métier du monde

Comme j’avais, durant mes années d’université, travaillé dans ce que l’on appelle l’Horeca, dont j’avais gardé un excellent souvenir et de bonnes relations, nous fûmes attirés par une annonce particulière

«RESTAURANT A REMETTRE

pour cause de retraite, conditions intéressantes.

Intermédiaire s’abstenir ».

C’était une petite affaire que l’on appellerait aujourd’hui « petite et moyenne entreprise ». Elle tournait rondement avec quatre personnes salariées, le patron au fourneau et son épouse en salle.

Nous avons mis quelques banques en compétition et finalement obtenu un prêt.

Nous allions être « endettés », mais heureux.

Nous n’avions plus d’autres dettes que la banque.

Après six mois de « formation », les anciens propriétaires nous firent leurs adieux, heureux de retourner dans le village de leur enfance. La vraie vie commençait pour nous dans le plus beau des métiers du Monde.

Nous ne nous doutions pas exactement de ce qu’était la vie d’un « indépendant » !

Un métier exigeant, mais une gestion facile

Debout à 4 heures du matin, deux fois par semaine pour « aller » au « Marché matinal » principalement pour les fruits et légumes, je devais ensuite voir les grossistes en poissons et viandes, produits secs et autres.

Après avoir déchargé mes achats au restaurant, il me restait à enfiler ma tenue blanche et rejoindre ma petite brigade pour être prêt pour le service de midi.

Les autres jours de la semaine, nous pouvions nous reposer jusque 7h30, le restaurant n’ouvrant ses portes à la clientèle qu’à midi sonnant.

Le personnel de cuisine arrivait vers 10h pour la « mise en place » et celui de salle vers 11 heures pour le réassort des frigos, le dressage des tables, etc.

La gestion était facile, pas de TVA, pas d’AFSCA, pas de Black Box, peu de contrôle, peu de soucis.

Le personnel gagnait très bien « sa vie ». Nous pouvions payer nos dettes et nos fournisseurs. Les énergies coûtaient peu et les marchandises beaucoup moins qu’aujourd’hui.

À la fin du mois, il y avait assez d’argent sur le compte pour payer le personnel, se payer un petit salaire pour mon épouse et moi-même et envisager certains investissements futurs.

L’Horeca : un secteur à surveiller ?

Les choses allaient changer rapidement.

Quelques années plus tard, nous assistions à la mise en place de la TVA. Nous allions devoir acheter les carnets de TVA que nous allions devoir remettre aux clients et subir la suspicion de l’administration.

Quelques années plus tard, nos dirigeants politiques créèrent un organisme chargé de vérifier la qualité de l’hygiène dans les restaurants. Nous allions devoir payer pour être contrôlés !

Un peu plus tard encore, on nous imposa d’acheter une caisse enregistreuse spécifique et très coûteuse, qui sous le couvert de l’incitation à une meilleure gestion, permettrait à l’administration de vérifier tous les achats, les ventes et les heures prestées par notre personnel.

Nous avions toujours fait notre métier avec passion, avec courage, avec honnêteté et nous nous retrouvions, petit à petit, considérés comme des tricheurs et des personnes dangereuses à « surveiller ».

Une retraite ridicule et injuste !

Quarante-deux ans plus tard, après avoir élevé deux enfants, l’heure de la retraite avait sonné.

Nous allions toucher une pension, pour laquelle nous avions payé toute notre vie, et pouvoir vivre calmement les quelques années qui nous restaient à vivre.

1.046 € pour moi et 284 € pour mon épouse. Ridicule.

Après avoir travaillé 42 ans, avoir cotisé durant toutes ces années, nous allions toucher la somme de 1.330 € pour nous deux. Ridicule.

Qui peut vivre en couple avec ce montant. Le calcul est vite fait, un petit appartement 1 chambre revient 750 euros + les charges, il reste 530 euros pour vivre un mois. La honte.

Si nous avions été fonctionnaires, nous aurions touché 2.677 € pour moi et ma femme aurait reçu 2.414 € soit 5.091 €.

L’erreur a été faite il y a longtemps, il nous restait les yeux pour pleurer. Nous ne jalousons personne, nos diplômes nous permettaient de faire le choix du fonctionnariat, nous ne l’avons pas fait !

Pas de pénibilité pour les indépendants dans l’Horeca ?

Nous ne nous doutions pas d’une telle injustice en fin de carrière.

Les indépendants sont donc les « dindons de la farce », il faut nous faire une raison.

Les salariés doivent travailler actuellement jusqu’à 67 ans pour pouvoir toucher leur pension. Certains trouvent légitime d’envisager une dérogation pour certains métiers dits « pénibles ».

Si tout le monde s’entend sur le fait que les mineurs ou les métallurgistes pratiquent des métiers pénibles.

Certains trouvent que le métier d’enseignant l’est aussi. Mais alors quid de l’Horeca.

Un restaurateur et son épouse « aidante » qui, comme moi, travaillent 17 à 18 heures par jour ne font pas un « métier pénible »?

Ils doivent travailler jusqu’à 67 ans et ils « touchent » après une carrière complète de 45 ans la somme ridicule de 1.330 €.  Ce n’est pas notre genre de descendre dans la rue, mais d’autres le font avec beaucoup de moindres raisons.

En conclusion, cette histoire, qu'un restaurateur m'a raconté,  pourrait être celle de tous les établissements Horeca, voir des indépendants en général.

Une histoire de gens qui se lèvent tôt, finissent tard, sans espoir de chômage ou d'une pension correcte, avec comme toute récompense une rentabilité non garantie.

Le tout ne leur épargnant pas un contrôle fiscal sans pitié ou des charges salariales et administratives sans cesse plus lourdes.

Alors pas de pénibilité pour les indépendants dans l'Horeca ? De qui se moque-t-on ?

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