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Fabian Hermans : “Nous continuerons de faire notre job et d’aller chercher du budget pour créer de nouvelles aides”. “Wij zullen ons werk blijven doen en op zoek gaan naar budget om nieuwe steun te creëren”

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Fabian Hermans : « Le but de la Fédération est d’apporter du soutien et des aides au secteur, alors nous continuerons de faire notre job et d’aller chercher du budget pour créer de nouvelles aides ».

Fabian Hermans a repris les rênes de la Fédération de l’HoReCa de Bruxelles depuis plus d’un an maintenant. À côté il s’occupe encore de ses trois entreprises, toutes dans le secteur, et de sa vie de famille. Mais une journée dans la vie de Fabian, ça donne quoi?

Comment êtes-vous arrivé à ce poste de président de l’entreprise?

Je suis arrivé en 2016 à la Fédération en tant qu’un des plus jeunes administrateurs de l’équipe. J’ai trois entreprises dans le secteur et je voulais faire partie de ceux qui essaient d’aider et de comprendre les entrepreneurs. En 2019 de grands changements ont été mis en place au niveau du fonctionnement et de conseil d’administration de la Fédération. En mars 2020 malheureusement le Covid nous tombe dessus et je passe le cap, n’ayant plus de travail comme tous ceux dans le monde de l’horeca, pour prendre en charge le Covid. Dès le premier soir, je participe à une réunion qui a duré toute la nuit mettre un plan de relance en place avec l’ancien président, Philippe Wiener. Depuis je jongle entre mes entreprises, la Fédération et ma vie de famille. La journée commence très tôt et on ne sait jamais quand elle se termine. Ce n’est pas évident, mais quand on aime on ne compte pas.

Pensez-vous que c’est important d’avoir de l’expérience dans le secteur pour pouvoir faire ce que vous faites?

Oui, absolument. Je prends ce travail très à cœur, car il est important que des gens du secteur protègent eux-mêmes le secteur. J’ai eu de la chance d’être traiteur et d’avoir travaillé dans plusieurs établissements. J’ai appris à connaître plusieurs facettes de ce secteur, si chère à énormément de monde, pendant la période Covid. Si on n’est pas défendu par des gens du secteur, il est parfois difficile de comprendre les différents ADN de ce monde.

Est-ce que vous pensez que c’est pour cela qu’il est difficile pour les politiciens de prendre des décisions justes par rapport à l’horeca?

Ce que j’ai remarqué c’est que ce sont effectivement des gens en totale déconnexion du terrain. J’ai eu la chance de discuter avec pas mal de politiciens et de partis politiques des deux côtés de la barrière linguistique, et on se retrouve souvent à des personnes hors-jeu, hors-concours ou encore hors réalité.

Vous êtes à combien à travailler ici, pour la Fédération de Bruxelles?

À Bruxelles nous sommes une toute petite équipe. Nous travaillons à trois en temps pleins dans les bureaux, mais j’espère que l’équipe continuera de s’agrandir. On est occupé à engager un délégué commercial, quelqu’un pour la communication… Tout a été mis en place pour remettre la Fédération là où elle doit être, au centre de discussion pour le secteur.

C’est pour cela qu’on a aussi plusieurs projets en cours comme une nouvelle revue, un renouvellement de la communication sur des réseaux comme Instagram et YouTube, l’utilisation de notre application, etc.

À côté de notre petite équipe dans les bureaux, nous avons aussi plusieurs administrateurs bénévoles et un conseil administratif. Ce dernier se réunit toutes les semaines pour une réunion sur les problématiques présentes. Dans ce conseil on retrouve Marc Van Muylders, Ludivine de Magnanville, Frederick Da Soghe, Philippe Wiener et Philippe Trine. Comme toutes ces personnes sont dans le secteur, ça nous permet d’être à l’écoute et proche du terrain. Puis c’est important, car sans une équipe on n’est rien.

Vous pensez quoi du fait qu’il n’y ait pas une Fédération nationale de l’Horeca?

On y travaille avec mes collègues de Flandre et de Wallonie. Nous nous réunissons tous les mois au fédéral et j’ai contact tous les jours avec mes collègues de Flandres et de Wallonie. On est très proche et avons vu la nécessité d’être fédéral. Toutes les structures et les responsabilités importantes sont au fédéral, comme la TVA et les taxes. Le régional a juste les miettes et malheureusement la distribution des aides, ce qui était un gros problème pendant cette crise. Quand on voit certaines décisions incohérentes dans le pays, tout ça à cause de cette ‘lasagne institutionnelle’ et le fait d’être séparés en morceaux, ça fait réfléchir.

Justement, que pensez-vous de la situation dans laquelle le secteur de l’horeca s’est retrouvé et les décisions prises pour l’en sortir?

Jamais je n’aurais pensé le 13 mars 2020 qu’une telle catastrophe serait arrivée dans le secteur. Je me vois encore devant l’écran de télévision quand Sophie Wilmès annonçait la fermeture de l’horeca. C’était inimaginable d’arrêter un monde entier pour un virus. Tout comme les scientifiques ont dû apprendre à connaître le virus, on a dû apprendre au pied levé comment négocier et prendre des décisions ensemble. On a tout d’abord mis en place une baisse de TVA et ensuite je me suis battu pour un chômage de force majeur. Ce sont de longues heures de réunion pour prendre des décisions à propos de plans de relance et de règles sanitaires. Grâce à la Fédération et au travail de l’équipe d’administrateurs, on a pu défendre le secteur autour de la table de réunion. On a réussi à modifier et faire fléchir certaines attitudes des politiciens. La crise nous a appris que sans horeca il n’y a pas de lumière dans une vie. L’horeca est grippé? L’activité se retrouve avec une bronchite!

Quelles sont les priorités de la Fédération aujourd’hui?

La priorité des priorités est de ne pas refermer le secteur. Le problème c’est que les hôpitaux sont pleins, Bruxelles est saturé. Hier, pendant une réunion avec les chefs du gouvernement bruxellois, ils m’ont dit « On est en phase 5, on devrait refermer » et j’ai dit non. Non, on ne refermera pas le secteur. On fera plein de choses, on mettra en place plein de règles comme le Covid Safe Ticket, mais on ne refermera pas. On doit rester ouvert, c’est primordial.

Le Covid Safe Ticket uniquement à Bruxelles, vous en pensez quoi?

C’est une catastrophe pour nous. Je me suis battu pour que ce soit national et ça se discute encore. Si tout le monde parlait d’une même voix, on irait plus vite et on aiderait beaucoup plus l’économie.

Certains reprochent à la Fédération de ne pas être réaliste et de ne pas accomplir tout ce que vous dites que vous voulez accomplir. Vous avez quoi à leur dire?

Je leur propose de venir avec moi. Ils sont les bienvenus, la porte est ouverte. Je retiens les paroles d’un CEO avec qui j’ai travaillé, qui a dit « Ma porte est toujours ouverte si vous ne comprenez pas les méandres de la société ou si vous avez quelque chose à voir », et je leur dis ça aussi.

Venez comprendre ce que nous faisons et avec qui nous discutons. De toute façon, ça ne sera jamais assez. Les aides que nous recevons, c’est comme mettre un sparadrap sur une hémorragie. Mais au moins on a déjà le sparadrap. Tout ce qui est gagné est gagné. J’aurais voulu faire beaucoup plus pour nos entrepreneurs, mais l’ensemble de la région Bruxelloise à malheureusement du faire avec ce qu’elle avait.

Le but de la Fédération est d’apporter du soutien et des aides au secteur, alors nous continuerons de faire notre job et d’aller chercher du budget pour créer de nouvelles aides.

Il y a beaucoup de monde qui a reproché ou reproche encore à la Fédération de ne pas avoir été à l’écoute. J’aimerais dire que nous sommes disponibles presque 24h sur 24, que ce soit en ligne ou dans nos bureaux. On a laissé personne sur le carreau et on continue de se battre pour les gens qui n’ont pas reçu d’aides. Je comprends les mécontents, mais encore une fois n’hésitez pas à passer la porte et à venir comprendre l’énorme travail qui a été fait et qui continue à être fait.

Vanille Dujardin. 

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Fabian Hermans: “Het doel van de Federatie is steun en hulp te verlenen aan de sector, dus wij zullen ons werk blijven doen en op zoek gaan naar budget om nieuwe steun te creëren”.

Fabian Hermans staat sinds meer dan een jaar aan het roer van de HoReCa Federatie in Brussel. Daarnaast houdt hij zich nog steeds bezig met zijn drie bedrijven, die alle in de sector actief zijn, en met zijn gezinsleven. Maar hoe ziet een dag in het leven van Fabian eruit?

Hoe bent u tot deze positie als president van het bedrijf gekomen?

Ik ben in 2016 bij de Federatie gekomen als een van de jongste directeuren in het team. Ik heb drie bedrijven in de sector en wilde een van diegenen zijn die proberen ondernemers te helpen en te begrijpen. In 2019 zijn er grote veranderingen doorgevoerd in de werking en het bestuur van de federatie. In maart 2020 valt Covid helaas over ons heen en ik slaag voor de cursus, geen baan meer hebbend zoals iedereen in de horecawereld, om Covid over te nemen. Op de allereerste avond nam ik deel aan een nachtelijke vergadering met de voormalige president, Philippe Wiener, om een herstelplan op te stellen. Sindsdien ben ik aan het jongleren tussen mijn bedrijven, de Federatie en mijn gezinsleven. De dag begint heel vroeg en je weet nooit wanneer hij zal eindigen. Het is niet makkelijk, maar als je lief hebt, tel je niet mee.

Denkt u dat het belangrijk is om ervaring in de sector te hebben om te kunnen doen wat u doet?

Ja, dat heb ik wel. Ik neem deze taak zeer ter harte, want het is belangrijk dat de mensen in de sector de sector zelf beschermen. Ik heb het geluk gehad een cateraar te zijn en in verschillende etablissementen te hebben gewerkt. Tijdens de Covid-periode heb ik veel aspecten van deze sector, die velen zo na aan het hart ligt, leren kennen. Als je geen mensen uit de sector hebt die voor je opkomen, is het soms moeilijk om de verschillende DNA’s in deze wereld te begrijpen.

Denkt u dat het daarom voor politici moeilijk is om de juiste beslissingen over de horeca te nemen?

Wat ik heb gemerkt is dat het inderdaad mensen zijn die totaal los staan van het veld. Ik heb de kans gehad om met heel wat politici en politieke partijen aan beide zijden van de taalbarrière te spreken, en je eindigt vaak met mensen die geen contact hebben, geen concurrentie of geen realiteit kennen.

Hoeveel van jullie werken hier voor de Brusselse Federatie?

In Brussel zijn we een heel klein team. We werken met z’n drieën fulltime op kantoor, maar ik hoop dat het team zal blijven groeien. Wij zijn bezig met de aanwerving van een commercieel afgevaardigde, iemand voor de communicatie… Alles is in gereedheid gebracht om de Federatie terug te brengen waar zij thuishoort, namelijk in het middelpunt van de besprekingen voor de sector.

Daarom hebben we ook verschillende projecten lopen, zoals een nieuw magazine, een vernieuwing van de communicatie op netwerken als Instagram en YouTube, het gebruik van onze applicatie, enz.

Naast ons kleine team van kantoormedewerkers hebben wij ook een aantal vrijwillige beheerders en een raad van bestuur. Deze laatste komt elke week bijeen voor een vergadering over actuele onderwerpen. In de raad van bestuur zetelen Marc Van Muylders, Ludivine de Magnanville, Frederick Da Soghe, Philippe Wiener en Philippe Trine. Aangezien al deze mensen in de sector werkzaam zijn, kunnen wij luisteren en dicht bij het veld staan. En dat is belangrijk, want zonder een team ben je niets.

Wat vindt u van het feit dat er geen nationale horecafederatie bestaat?

We werken eraan met mijn collega’s uit Vlaanderen en Wallonië. Wij vergaderen elke maand op federaal niveau en ik heb dagelijks contact met mijn collega’s uit Vlaanderen en Wallonië. We zijn erg close en hebben de noodzaak gezien om federaal te zijn. Alle belangrijke structuren en verantwoordelijkheden liggen op federaal niveau, zoals BTW en belastingen. Het regionale niveau heeft slechts de kruimels en helaas de verdeling van de hulp, wat tijdens deze crisis een groot probleem was. Als je ziet hoe onsamenhangend de beslissingen in het land zijn, allemaal vanwege deze “institutionele lasagne” en het feit dat we in stukken zijn verdeeld, dan zet dat je aan het denken.

Wat vindt u van de situatie waarin de horecasector zich bevindt en van de besluiten die zijn genomen om de sector uit deze situatie te halen?

Ik had op 13 maart 2020 nooit gedacht dat er in de sector zo’n ramp zou gebeuren. Ik zie mezelf nog voor het televisiescherm zitten toen Sophie Wilmès de sluiting van de horecasector aankondigde. Het was onvoorstelbaar om een hele wereld te stoppen voor een virus. Net zoals de wetenschappers het virus moesten leren kennen, moesten wij in een oogwenk leren hoe te onderhandelen en samen beslissingen te nemen. Eerst hebben we een BTW verlaging opgezet en daarna heb ik gevochten voor een grote werkloosheid. Het zijn lange uren van vergaderingen om beslissingen te nemen over herstelplannen en gezondheidsregels. Dankzij de Federatie en het werk van het team van administrateurs hebben wij de sector rond de vergadertafel kunnen verdedigen. We zijn erin geslaagd om de houding van sommige politici te veranderen en om te buigen. De crisis heeft ons geleerd dat er zonder horeca geen licht is in een leven. Is de horeca in beslag genomen? De zaak lijdt aan bronchitis!

Wat zijn vandaag de prioriteiten van de Federatie?

De eerste prioriteit is niet de sector te sluiten. Het probleem is dat de ziekenhuizen vol zitten, Brussel is verzadigd. Gisteren, tijdens een vergadering met de hoofden van de Brusselse regering, zeiden ze me “We zitten in fase 5, we moeten sluiten” en ik zei nee. Nee, we gaan niet sluiten. Nee, we zullen de sector niet sluiten. We zullen veel dingen doen, we zullen veel regels invoeren, zoals het Covid Safe Ticket, maar we zullen het niet sluiten. We moeten open blijven, dat is essentieel.

Wat denkt u van het Covid Safe Ticket alleen in Brussel?

Het is een ramp voor ons. Ik heb ervoor gevochten om het nationaal te maken en het wordt nog steeds besproken. Als iedereen met één stem zou spreken, zouden we sneller vooruitgaan en de economie veel meer helpen.

Sommige mensen verwijten de Federatie dat zij niet realistisch is en dat zij niet alles bereikt wat zij zegt te willen bereiken. Wat heb je tegen hen te zeggen?

Ik stel voor dat ze met mij meegaan. Ze zijn welkom, de deur staat open. Ik herinner me de woorden van een CEO waarmee ik heb samengewerkt, die zei: “Mijn deur staat altijd open als je de fijne kneepjes van het bedrijf niet begrijpt of als je iets te zien hebt”, en dat zeg ik ook tegen hen.

Kom en begrijp wat we doen en tegen wie we praten. Hoe dan ook, het zal nooit genoeg zijn. De hulp die we krijgen is als een pleister op een bloeding. Maar we hebben tenminste het gips al. Alles wat verdiend wordt, wordt verdiend. Ik had graag veel meer gedaan voor onze ondernemers, maar helaas moest het Brusselse Gewest het in zijn geheel doen met wat het had.

Het doel van de Federatie is steun en hulp te verlenen aan de sector, dus wij zullen ons werk blijven doen en het budget krijgen om nieuwe steun te creëren.

Er zijn veel mensen die de Federatie hebben bekritiseerd of nog steeds bekritiseren omdat zij niet luistert. Ik zou willen zeggen dat wij bijna 24 uur per dag beschikbaar zijn, zowel online als in onze kantoren. We hebben niemand in de kou laten staan en we vechten nog steeds voor de mensen die geen steun hebben gekregen. Ik begrijp de ontevredenen, maar nogmaals, voel je vrij om door de deur te lopen en te komen en het enorme werk te begrijpen dat is gedaan en nog steeds wordt gedaan.

Vanille Dujardin. 

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