Pas bien aussi bien
qu’on le voudra i t .
Nous avons aussi des villes qui souffrent,
comme Vannes. Le centre-ville accuse des
chutes de chiffre d’affaires de 20 à 30 %
depuis l’ouverture d’un pôle restauration
en périphérie. Sinon, notre clientèle de
personnes âgées a un bon pouvoir d’achat,
mais les effets de celui-ci ne se font sentir
qu’à partir de Pâques. Nous représentons
12 à 13 000 emplois dont la moitié en saisonniers.
Il faudrait une prise en main de
l’animation et réussir à mobiliser les municipalités
pour qu’il y ait un vrai programme
de manifestations. En campagne,
l’inquiétude est d’autant plus grande que
nous craignons des délocalisations dans
l’agro-alimentaire, qui est le principal bassin
d’emplois. Les mises aux normes vont
faire de la casse. Les petites structures dans
l’arrière-pays auront beaucoup de mal à
entrer dans les clous.Une satisfaction toutefois,
j’ai fait voter, quand j’étais à la tête
des saisonniers de l’Umih, l’inscription
des chambres d’hôte en mairie. Les maires
ne pourront plus dire qu’ils n’étaient pas
au courant. Propos recueillis par Sylvie Soubes